Impubliables – Pierre-Antoine Cousteau

22.00

2026, Éditions Livr’arbitres, 245 pages.

Après dix-huit mois d’errance avec sa femme en Autriche, de juillet 1944 à décembre 1946, de camp de réfugiés en camp de réfugiés, Pierre-Antoine Cousteau fut condamné à mort, peine commuée en travaux forcés à perpétuité, puis libéré après huit années à Fresnes, Clairvaux et Eysses. Ce qui lui permit, malgré les « travaux forcés », de – beaucoup – lire et écrire.
Ce livre est une sélection d’écrits inédits de prison, consignés dans deux cahiers d’écolier, aussi bien le fruit de longues recherches historiques (Nos bons amis les Anglais..) que de pamphlets (Je croyais connaître la France, Il n’a jamais été facile de garder l’honneur..), d’ « à la manière de » (Aragon, Eluard), de fiction (Ivan Ivanovitch Popov), d’« articles » politiques d’un journaliste sans journal (500 000 affaires Dreyfus, Une occupation étrangère est toujours impopulaire, A vous de jouer, camarades communistes…).
La plume est belle, légère, et malgré le tragique de sa situation, son amertume, son désespoir voire son aigreur, l’humour, sa marque de fabrique, n’est jamais totalement absent.
Pierre-Antoine Cousteau, 1906-1958, PAC pour ses amis et ses lecteurs, fut, Galtier-Boissière dixit, « le plus grand journaliste de la Collaboration […] un des derniers journalistes qui refusait de se coucher et de demander pardon. C’était un caractère ».
« Collaboration » qui se résuma chez cet anticommuniste viscéral à avoir écrit et réécrit pendant l’Occupation souhaiter la victoire de l’Allemagne sur la Russie soviétique, motif suffisant pour écoper à la Libération de l’article 75 du Code pénal, « intelligence avec l’ennemi », autrement dit trahison. Libéré en 1953, il mourut d’un cancer cinq années plus tard, à 52 ans, salué même par Le Monde : « Fidèle à ses idées, à ses amitiés, à son passé, il avait conservé tout son talent de polémiste. »

 

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Weight 0.800 kg